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Publié le 24 septembre 2026 Sept panneaux, trois métiers différents. La plupart des mauvais choix ne viennent pas d’un panneau médiocre, mais d’un panneau conçu pour un autre usage : un cPanel pour déployer des conteneurs, un Dokploy pour héberger des boîtes mail clients. Commencez donc par la question du métier. Le reste en découle.
Comparaison établie en septembre 2026, à partir de la documentation officielle de chaque éditeur. Versions de référence : Easypanel 2.36.0, Dokploy 0.30.7, Cloudron 10, cPanel & WHM 134 et suivantes, Plesk Obsidian 18.0.81, HestiaCP 1.10.5, YunoHost 12.1 (la 13.0, basée sur Debian 13, est en bêta). Licences et offres gratuites évoluent vite : vérifiez-les chez l’éditeur avant de vous engager.

Trois familles, pas sept concurrents

Un panneau d’hébergement web pense en comptes et en domaines. Une plateforme d’applications pense en dépôts Git et en images Docker. Une suite d’auto-hébergement pense en applications installées pour des utilisateurs : Nextcloud pour l’équipe, un webmail, un wiki.

Le comparatif

Les quatre dernières colonnes décrivent l’installation automatique proposée dans la console OnetSolutions, à la commande comme à la réinstallation d’un VPS. Les minimums sont ceux de cette installation, pas forcément ceux de l’éditeur.

Choisir selon votre usage

Vous déployez vos propres applications : Easypanel ou Dokploy

Les deux construisent vos applications depuis un dépôt Git ou une image Docker, les exécutent en conteneurs à côté de leurs bases de données et génèrent les certificats HTTPS.
  • Prenez Dokploy si vous voulez un outil open source, sans licence à payer. Il demande 2 vCPU au minimum.
  • Prenez Easypanel si son catalogue de modèles vous fait gagner du temps et que 3 projets suffisent, ou si vous acceptez une formule payante par serveur au-delà. Il tourne sur 1 vCPU.
Ni l’un ni l’autre n’héberge d’e-mail. Si vos clients attendent des boîtes mail, ce n’est pas la bonne famille.

Vous hébergez des sites pour des clients : cPanel, Plesk ou HestiaCP

  • Prenez cPanel & WHM si vos clients ou votre équipe connaissent déjà cPanel, ou si vous revendez des comptes d’hébergement. La licence se paie par nombre de comptes : Solo (1), Admin (5), Pro (30), Premier (100 et plus). C’est aussi le plus gourmand : 4 Go de RAM minimum et jusqu’à 45 minutes d’installation.
  • Prenez Plesk si vous gérez surtout des sites WordPress et que vous préférez Ubuntu. Les éditions se distinguent par le nombre de domaines : Web Admin (10), Web Pro (30), Web Host (illimité). La WP Toolkit complète n’est pas dans l’édition Web Admin.
  • Prenez HestiaCP si vous voulez sites, e-mail, bases de données et DNS sans payer de licence. Il est léger, sous GPLv3, et s’appuie sur Nginx et/ou Apache avec PHP-FPM, Exim et Dovecot, BIND. En contrepartie, il n’y a pas d’éditeur commercial derrière : le support passe par la communauté.

Vous auto-hébergez des services pour une équipe ou une association : Cloudron ou YunoHost

Les deux installent des applications depuis leur catalogue, gèrent les utilisateurs et fournissent un serveur mail.
  • Prenez YunoHost si vous voulez un logiciel libre (AGPLv3) sans licence, porté par une communauté bénévole. Il tourne sur 1 vCPU.
  • Prenez Cloudron si vous voulez un produit commercial avec mises à jour d’applications, sauvegardes par application et authentification unique. L’offre gratuite se limite à deux applications ; au-delà, un abonnement est nécessaire.

Pièges courants

Confondre panneau et One Click App. Un panneau ne se combine pas avec une One Click App sur le même VPS. Si vous voulez juste un WordPress ou un n8n, une One Click App suffit peut-être. Si vous voulez gérer plusieurs sites ou applications dans une interface, prenez un panneau. Oublier la licence dans le budget. Les licences cPanel, Plesk et Cloudron (au-delà de l’offre gratuite) ne sont pas incluses dans le VPS : elles s’achètent chez l’éditeur, une fois la période d’essai ou le quota gratuit épuisé. Sous-dimensionner. cPanel exige 4 Go de RAM au minimum. Les autres démarrent à 2 Go, mais un serveur mail avec antispam et antivirus consomme vite cette marge. Prévoyez de la place pour la charge réelle, pas pour l’installation seule. Laisser le premier compte ouvert. Easypanel et Dokploy donnent le rôle d’administrateur au premier compte créé. Tant que vous ne l’avez pas créé, n’importe qui atteignant http://<IP>:3000 peut le faire à votre place. Créez-le dès que l’installation est terminée. Arriver sans DNS pour Cloudron. Cloudron ne termine pas sa configuration sans domaine. Il lui faut my.votre-domaine et le joker *.votre-domaine pointés vers le serveur. Vérifiez avant de lancer l’assistant :
Changer d’avis après coup. Passer d’un panneau à un autre signifie réinstaller le VPS, ce qui efface toutes ses données. Sauvegardez d’abord, et prévoyez de transférer sites et applications vous-même.

Pour aller plus loin

Pour installer l’un de ces panneaux, commandez un VPS depuis la console et choisissez-le à l’étape d’installation.